Madagascar recherche 3 étalons en France

Ancien gentleman-rider, désormais installé à La Tour du Pin en région lyonnaise, Eddy Marzel s'est organisé avec les autorités locales et la compagnie aérienne Air France pour réaliser l'importation de 3 étalons. Les budgets sont forcément limités (1000 € / cheval), donc les exigences ne sont pas si élevées. Il faut des chevaux bien nés qui n'ont pas couru, des compétiteurs en fin de carrière de course ou des étalons qui n'ont plus la cote dans l'hexagone. pour tous renseignements, vous pouvez contacter Eddy Marzel au 06 68 68 99 25. Ce dernier nous livre ci-dessous un résumé de l'histoire des courses à Madagascar.



Alain Badel

Rish Vola




L'apogée des années 70


Patrick Nicot

La foule sur la piste à l'arrivée !

Pascal Adda
Des étalons ont été importés depuis le déclin de l’élevage de chevaux. Citons IRISH STEW, ARSAKIDE, BABY GRAND depuis l’Île MAURICE ; LE BRIGAND, GAMBLERS HARVEST, FRANC MOINE, ORYXX, TABORNOCK et WEST BEST depuis La France. Malheureusement, je n’ai pas en ma possession, la liste des chevaux reproducteurs, issus de la dernière vague d’importation depuis l’Afrique du Sud. Ces étalons ont donné de très bons poulains, mais le problème qui subsiste est le moyen des propriétaires. Quelques propriétaires ayant des moyens ont pu avoir des beaux poulains issus de leur élevage. Ils ont mis les moyens financiers pour avoir ces résultats. Citons en exemple Gérard Robert, Jean Claude Izouard, Gérard Monloup et quelques propriétaires dans les clubs hippiques. Et ils ne faisaient pas pouliner leurs juments régulièrement. Quelques étalons locaux ont donné des bons poulains également, citons par exemple JOLI PRINCE, NORTH STAR, JUPITER etc... En revanche, la majorité des propriétaires ne pouvaient plus entretenir leurs chevaux comme dans le temps. Beaucoup de poulains issus de très bonnes poulinières arrivent sur les champs de courses rachitiques avec beaucoup de défauts d’aplombs. C’est vraiment dommage car nous sommes en pleine dégénération de la race. Un phénomène non négligeable également qui a endommagé beaucoup la race chevaline est l’absence d’étalons. Il y eu une période où le seul étalon qui restait était GOYACHKA. Cet étalon a sailli pratiquement toutes les juments de la région d’Ankaratra, ensuite les descendants se sont reproduits entre eux, et ça a mené à la catastrophe : LA CONSANGUINITE. Ce phénomène continuera de s’accentuer si on ne prend pas des dispositions drastiques et radicales. Les étalons que nous avons actuellement, sont issus de la troisième génération des croisements entre les trois derniers étalons importés de France avec des juments autochtones ou importées d’Afrique du Sud au milieu des années 2000. Ce spectre de la consanguinité plane gravement sur les futures générations, faute d’apport de sang nouveau. Les chevaux sont devenus rachitiques et fragiles, on ne voyait que de rares poulains robustes et bien portants.